Le Château de Montaner : histoire, visite, fierté du Béarn, et location vacances à proximité

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L’éperon qui domine la vallée du Lis a, à son point culminant, le donjon de Montaner. Son architecture aussi belle qu’irréelle de même que ses briques de couleur pourpres, font de donjon de Montaner l’une des plus impressionnantes bâtisse de France

Le Château de Montaner : histoire, visite, fierté du Béarn, et location vacances à proximité

 

Les ruines de l’enceinte qui sont les seuls survivants de cette partie du château, chantent toujours les louanges d’un défunt prince des Pyrénées, qui répond au nom de Gaston Fébus. Cette forteresse est le témoignage d’un rêve inachevé : celui de créer un Etat pyrénéen fort et puissant. L’écusson des Foix Béarnais de même que leur devise « Febus me fe », se trouvent être à environ 40m du sol, situé au-dessus d’un pont dormant et d’un pont-levis, dominant un carré parfait qui est le symbole de l’Harmonie à l’époque médiévale et aussi la porte d’entrée du donjon.

 

Château de Montaner  : « Febus me fe »

 

Cette expression a pour but de signifier au peuple que Fébus a construit cette puissante forteresse afin de protéger le peuple dans son entièreté. Localisé entre le Béarn, l’Armagnac, la Gascogne anglaise et la Bigorre, la forteresse que fit ériger Fébus entre 1375 et 1380, était le socle de l’ambition de Fébus. Afin d’abattre l’ouvrage dans les temps et aussi d’éviter de perdre de l’argent, le prince eu recours, par le biais de ses bâtisseurs, à une certaine machine brique languedocienne associée avec des cailloux roulés afin d’abattre la construction des murs de la forteresse qui abritait le gros des troupes.

La localisation géographique de la seigneurie du Montaneres en faisait un point stratégique. En effet, cette seigneurie était située aux bornes de la vicomté de Béarn ainsi qu’à celles des comtés d’Armagnac et de Bigorre. A l’occasion du mariage de Gaston IV surnommé « Le croisé » et de Talèse, descendante et ayant droit du dernier vicomte du Montaneres, Arnaud-Aner, la région du Montaneres fut intégrée à la vicomté de Béarn au douzième siècle. Gaston IV y construit une première bâtisse pour se prémunir des seigneurs voisins. Le nom attribué à cette forteresse tient essentiellement de sa localisation sur une colline et de son affiliation aux vicomtes du Montaneres. Il ne reste rien de cette construction si ce n’est le souvenir de son existence qui est fréquemment mentionné dans les écrits des vicomtes du Béarn avant le XIVème siècle.

A ce moment-là, le château de Montaner était devenu la pierre angulaire de la stratégie d’expansion que le vicomte de Foix-Béarn, Gaston III connu de tous sous le nom de Fébus, menait. Il fut le grand artisan de l’indépendance du Béarn, et dédia le reste sa vie à parachever son vœu le plus cher qui était de bâtir un Etat pyrénéen, en unissant les étendues de terres allant de Foix jusqu’à Orthez. Pour son plus grand malheur, l’ambition de Fébus se heurta à celle de son grand voisin, le comte d’armagnac, qui cherchait à prendre le contrôle de la Gascogne. Les deux hommes guerroyaient pour s’attribuer le territoire de la Bigorre qui était indispensable à leurs desseins respectifs. La campagne de Launac, menée en 1362, fut décisive en ce sens qu’elle sacra Fébus victorieux sur son voisin et ennemi le comte d’Armagnac et qu’elle eut été un point marquant dans le combat pour le contrôle de cette région des Pyrénées.

La manne financière qui découla de la victoire de Fébus sur son adversaire, permit au premier de mener une politique de fortification sur l’ensemble de ses territoires. La construction d’un rempart à Montaner était devenue une nécessité, afin d’une part pouvoir surveiller le comté d’Armagnac et d’autre part démarrer l’invasion sans délai. La construction du château pris en tout et pour tout environ 6 ans. Elle dura de 1374 à 1380.

L’ouvrage fut attribué à Sicart de Lordat un bâtisseur qui avait pour origine les terres de Foix. Il fut celui qui décida de construire le château en brique plutôt qu’en pierre. Cette méthode du Languedoc était très peu gourmande en fonds et favorisait la rapidité des travaux. Outre cela, on pouvait utiliser des pierres roulées entre des couches de briques. L’architecte se servit de cette technique pour bâtir et retaper un bon nombre d’édifice dans cette zone, à l’image des tours d’Orthez, de Sauveterre, de Pau et de Morlanne pour ne citer que celles-là.

L’intérieur était bordé par un cratère qui ne pouvait être franchi que grâce à un pont levis, se trouvant en face d’un donjon d’environ de 36 mètres de haut. Un piège avait été confectionné avec pour modèle celui qui avait été fait au château de Pau : l’entrée qui se trouvait devant le pont-levis conduisait dans une grande fosse dans laquelle s’engouffrait les envahisseurs trop pressés.

Le donjon de Montaner fut construit pour accueillir une grande garnison et les constructions se trouvant à l’intérieur disposaient d’une cuisine, d’une boulangerie, d’une salle des fêtes, d’appartement pour le seigneur et bien d’autres aménagements. Toute la science en matière de construction militaire du XIVème siècle a été mise à profit par les architectes pour bâtir cette forteresse. La naissance et l’évolution des armes ont été la fin de ce type de forteresse qui ne pouvait tenir tête aux canons.

C’est alors qu’à la moitié du siècle, le château de Montaner a perdu tout intérêt stratégique et militaire. Cependant, au cours des guerres de religions, cette bâtisse servit aux Protestants qui profitèrent de ces murs très hauts. Au cours de ces guerres, certains Protestants ont élu demeure au sein du château et la consigne de mater ces derniers fut confiée au duc d’Epernon qui incendia en partie les bâtiments intérieurs pour débusquer les hérétiques.

Les nouveaux maîtres de lieux, les Montesquiou d’Artagnan, sur accord du roi en 1642 ont entrepris de recouvrir les fossés et de réduire le reste de constructions à néant. Toutefois, le peuple étant réticent à la destruction de ces constructions, la destruction fut empêchée et l’on décida d’en faire des cachots pour les prisonniers.

En 1803, le donjon fut finalement vendu par les Montesquiou à un certain monsieur Duplessy, qui détruit une bonne partie des bâtiments du donjon pour en faire une mine de briques. Ici encore, les habitants de Montaner s’indignèrent contre monsieur Duplessy et empêchèrent à nouveau la destruction totale du château en intentant un procès contre le nouveau propriétaire des lieux.

Le conseil général racheta le château de Montaner à la date du 29 août 1851, soit un après le procès remporté par les habitants de la région. Malheureusement, aucun projet de réhabilitation ne fut adopté. Le château fut finalement abandonné. En outre, il servait de terrain d’entrainement aux militaires.

 

Le Château de Montaner aujourd’hui

 

La restauration des exceptionnelles peintures qui décoraient l’église Saint-Michel, a permis de faire du château, un site de référence pour ce qui est du tourisme archéologique. Le chœur représente la création du monde tandis que dans la nef Saint Thomas, on peut apercevoir un passage de la crucifixion. Pour finir, le Jugement Dernier inspiré des visions de l’évangéliste St Jean orne le mur occidental.

Le château de Montaner toute comme ceux de son époque et ceux qui le précédaient, disposaient d’un énorme donjon à la forme carré de 36 mètres de hauteur et de 13 mètres pour les côtés. Les briques qui composent les murs de l’édifice disposent d’une épaisseur d’environ 3 mètres. Les étages de la forteresse sont connectés via un escalier à vis qui parcourt tout l’édifice. A l’image des châteaux de l’époque, la base ne permet pas d’atteindre les niveaux supérieurs. On ne pouvait rallier les étages qu’en passant par les murs se trouvant sur les côtés. Le tout était entouré d’un grand mur en forme de cercle avec pour diamètre 52 mètres et avec des briques dont l’épaisseur était la même que celle de la bâtisse (3 mètres). Le comte de Foix pouvait alors, par le biais de ce château, faire face aux assauts de son homologue et antagoniste, le comte d’Armagnac.

 

 

La photo de couverture appartient au site du château. D’ailleurs, vous y trouvez toutes les informations pratiques pour réussir votre visite ! Le Château de Montaner mérite un grand détour : vous allez adorer !
Et pour vous reposer, réservez votre location vacances en Béarn pas cher dès à présent.

L’histoire de Maure : un héritage de 8 siècles !

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Un brin d’histoire pour mieux connaître notre beau village !

Maure est un village des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Maure compte 118 habitants.

La densité de la population de Maure est de 30 habitants au km². C’est calme. Oui, très calme.

L’ histoire de Maure : un trou perdu au fin fond de la campagne béarnaise

 

Si vous avez grandi à la campagne, mais genre la vraie campagne. Pas la semi-ville. La campagne perdue au fin fond de nul part. Cette campagne là, oui. Alors vous êtes au courant des « présentations ».

Exemple :

— Bonjour, je suis Colin. Je viens de XXXX. 200 habitants, 400 vaches.

— Salut Colin, moi, c’est Jérôme de XXXX. 148 habitants, 230 vaches.

 

Une surenchère dont l’humour est souvent incompris pour l’urbain. (= Si tu as plus de vaches que d’habitants, tu appartiens à la « vraie » campagne ! T’es fier de ton pays !).

 

j-aime-maure L’histoire de Maure : un héritage de 8 siècles !

 

Bon, mais passons aux choses sérieuses.

L’ histoire de Maure 64460, petit village béarnais, situé à côté de Momy.

Oui, c’est vrai. Ce n’est pas une plaisanterie.

 

Les Maurois et les Mauroises sont fiers de leur petit paradis au cœur des Pyrénées-Atlantiques. Maure, c’est la Sibérie du diocèse de Bayonne pour reprendre les plaisanteries de nos clochers.

Alors voici pour les infos pratiques :

 

 

Maure est situé à l’extrême Est du département, à 25 kilomètres de Pau. L’ histoire de Maure commence déjà au Moyen-âge !

 

L’historien Paul Raymond note qu’en 1385, Maure comptait 12 feux et dépendait du bailliage de Montaner. La baronnie de Maure, élevée en 1658, comprenait Maure, Samonzet et Sérée. Elle était vassale de la vicomté de Béarn.

 

Les vestiges d’un édifice fortifié des XIIe, XIIIe et XIVe siècles témoignent du passé ancien de la commune. Si vous vous promenez dans le bois au dessus de l’église, vous trouverez les ruines de l’ancien château (ou demeure seigneuriale, selon les termes historiques).

 

Maure présente un ensemble de fermes du XIXe siècle. C’est d’ailleurs dans l’une d’entre elles que se trouve la location. Toutefois, sachez que cette dernière est entièrement refaite à neuf, très bien isolée, et insonorisée.

 

L’église Saint-Martin date partiellement du XIVe siècle. Elle recèle du mobilier, des statues et des objets inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. On y trouve également la dalle funéraire de Samson de Lagarde, baron de Maure et seigneur de Bayonne, mort en 1761.

Les historiens et les amateurs de patrimoine local vont se régaler. L’odeur de « vieux » qui s’en dégage fait frissonner les narines de bonheur. A l’intérieure : tommettes d’origine, posées à même l’argile, peintures-fresques murales (ne touchez pas les murs !), et le baptistère en pierre au fond de l’église.

 

L’ histoire de Maure : un héritage de 8 siècles ! …et aujourd’hui

 

 

Géographie :

L’altitude moyenne de Maure est de 281 mètres environ. Sa superficie est de 3.59 km². Sa latitude est de 43.382 degrés Nord et sa longitude de 0.072 degrés Ouest. Les villes et villages proches de Maure sont : Bentayou-Sérée (64460) à 1.37 km, Villenave-près-Béarn (65500) à 2.59 km, Lucarré (64350) à 2.60 km, Pontiacq-Viellepinte (64460) à 2.89 km, Momy (64350) à 3.45 km.
Population et logements :

La population de Maure était de 116 au recensement de 1999, 103 en 2006, 107 en 2007 et 115 en 2009. La densité de population du village est de 32.03 habitants par km².
Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 44 en 2007. Ces logements se composent de 38 résidences principales, 6 résidences secondaires ou occasionnelles ainsi que 0 logements vacants.

 

Ces informations sont tirées du site CartesFrance. Pour en savoir plus sur l’ histoire de Maure, venez visiter !

 

L’image de couverture appartient au site suivant.